Aller habiter à l’étranger, ça fait rêver ! Comment ne pas être séduit par un meilleur climat, de nouveaux paysages à découvrir et une multitude de nouvelles personnes à rencontrer ?
Cependant, l’expatriation est loin d’être l’expérience idyllique que l’on pense trouver. Entre choc culturel, émotions intenses et sentiment de solitude, il est parfois difficile de s’en sortir seul !
Dans cet article, je vais te donner 3 raisons de consulter un.e psychologue pendant ton expatriation afin que cette dernière soit la plus épanouissante possible !
Sommaire I/ Faire face à l’intensité de l’expatriation II/ Accepter la solitude en étant à l’étranger III/ Dépasser l’anxiété en expatriation grâce à l’aide d’un.e psychologue Temps de lecture : 10 minutes |
I/ Faire face à l’intensité de l’expatriation
On s’accorde tous à dire que le voyage est une expérience intense. Sur quoi se base-t-on pour faire ce postulat ?
A) Une expérience interne
Être à l’étranger, c’est se lancer dans une aventure que l’on ne peut pas (ou alors très peu) contrôler.
Même si l’on se renseigne en avance, on se retrouve lâcher face à l’inconnu d’une culture qui est différente de la nôtre. Les codes sociaux, la manière de penser, et les comportements, peuvent nous paraître inhabituels, voire choquants.
Pour pouvoir évoluer dans ce nouvel environnement, on va tenter de s’adapter. Commence alors un apprentissage plus ou moins long, où chaque nouvelle journée apporte son lot d’informations.

Face à toutes les situations différentes rencontrées, on va ressentir une ribambelle d’émotions : joie, stress, excitation, peur, dégoût, colère…
À chaque jour son lot d’expériences !
Toutes ces données font beaucoup a engrangé pour notre cerveau.
C’est pour cela que l’on peut se retrouver submergé par des émotions intenses en expatriation ! C’est comme un court-circuit cérébral qui, sur le long terme, peut causer une fatigue intense, voir un burn-out.
On sait maintenant que le flot d’informations en expatriation peut surcharger notre cerveau et chambouler nos émotions. N’y aurait-il pas autre chose qui peut venir nous perturber au point de ressentir le besoin de voir un.e psychologue ?
B) La difficulté du choc culturel
Ce concept, on en entend parler en long, en large, et en travers. Je te partage d’ailleurs tous les secrets sur ce thème dans cet article.
Petit rappel important : le choc culturel, c’est un bouleversement émotionnel lié à la rencontre avec une culture qui est différente de la nôtre.
Ce dernier peut être dur à vivre.
Il nous fait prendre conscience de l’écart entre la culture que notre environnement nous a inculquée depuis notre naissance, et celle dans laquelle on se trouve en étant à l’étranger.
Plus cet écart est important, plus le choc culturel va être difficile à dépasser.

Dans ce cas-là, on peut avoir des épisodes d’insomnies, des pics de tristesse, et l’impression que l’on ne se trouve pas à sa place.
Tant que l’on n’a pas surmonté cette phase obligatoire du voyage, il sera difficile de s’adapter à ce nouvel environnement.
Avoir l’aide d’un.e psychologue à ce moment de ton expatriation pourra aider à mieux comprendre ce qui se passe.
Poser des mots sur ton vécu t’aidera à mettre de la distance avec la situation pour y voir plus clair et t’épanouir pleinement.
II/ Accepter la solitude en étant à l’étranger
Le voyage est souvent synonyme de rencontres : avec une autre culture, mais également avec d’autres personnes.
Je ne compte plus le nombre de fois où j’ai pu tisser des liens forts avec des personnes rencontrées en auberge de jeunesse dans un lieu inconnu. S’il est si facile de faire de nouvelles rencontres, alors comment peut-on ressentir de la solitude ?
A) Être seul tout en étant entouré
Pour comprendre ce phénomène, il faut en revenir aux stéréotypes liés au voyage.
Pour beaucoup, voyage = vie de rêve = aucun problème possible. À cause de cette vision, bons nombres de nomades vont ressentir de la culpabilité s’ils commencent à se sentir mal en étant à l’étranger.
« Pourquoi est-ce que je ne vais pas bien alors que tout le monde autour de moi semble heureux ? Est-ce que je suis en train de rater mon voyage ? » Questions accentuées lorsque l’on est en auberge de jeunesse et que le reste des voyageurs passent ses journées à sortir et faire la fête.

On a alors l’impression d’être totalement différent des autres, d’où un sentiment de solitude qui s’installe.
Laisse-moi te dire une chose, chaque voyageur va avoir une étape dans son aventure où il vivra des moments difficiles, plus ou moins violents.
Ne te fie pas à la façade extérieure des personnes que tu rencontres.
Parfois, faire la fête tous les soirs ne signifie pas que l’on s’amuse, mais plutôt que l’on a quelque chose à cacher.
Ce que tu ressens est loin d’être anormal. Par contre, il est important de connaitre l’origine de ces émotions. C’est là qu’un accompagnement professionnel avec un.e psychologue peut te soulager. Tu pourras alors poser des mots sur des maux et, ainsi, t’en libérer.
B) Accueillir l’introspection en expatriation avec l’aide d’un.e psychologue
Tout à l’heure, je te disais que le voyage est égal à une rencontre : avec un lieu, une culture, et des personnes… mais pas que ! C’est l’un des meilleurs moyens pour se (re)découvrir dans son entièreté.
En expatriation, prendre conscience de l’impact de notre culture sur notre identité peut être déboussolant. Cela va nous pousser à avoir des moments d‘introspection, si l’on arrive à prendre le temps de le faire.
L’introspection, c’est ce temps que tu t’alloues à toi-même pour mieux te connaitre.
Cela peut t’aider, par la suite, à évoluer plus aisément dans ton nouvel environnement.
Réfléchir sur comment tu agis, ta manière de te montrer et de communiquer à l’autre, ou sur ce qui te fait blocage, est nécessaire pour y voir plus clair.
C’est aussi un très bon moyen de prendre confiance en toi, en t’acceptant en entier.

Le problème, c’est que se retrouver face à soi-même, ça fait peur ! « Qu’est-ce que je vais y trouver ? Comment faire si je n’aime pas ce que je vois ? »
C’est là où un accompagnement par un.e psychologue peut se révéler utile ! Être en thérapie, cela veut dire disposer d’un espace non jugeant et bienveillant pour te permettre de déposer toutes tes pensées (même les plus effrayantes).
Mon rôle est de te guider, pour mieux comprendre qui tu es et t’aider à surmonter les moments difficiles en comprenant tes blocages !
III/ Dépasser l’anxiété en expatriation grâce à l’aide d’un.e psychologue
Le voyage, que ce soit, y aller, ou en revenir, est vecteur de grandes anxiétés. D’où viennent ces peurs et comment les surmonter ?
A) La préparation au départ
Lorsque l’on se prépare à partir en expatriation, la peur la plus présente est celle de l’inconnu. Sache une chose ; c’est une des peurs fondamentales de l’être humain. Nous aimons avoir le contrôle sur notre environnement. C’est rassurant.
C’est comme cela que l’on crée des petites habitudes qui nous lancent dans un train-train quotidien qui n’est pas effrayant. Le problème, c’est que, aller habiter à l’étranger, c’est comme tout recommencer à zéro.

On n’a plus aucun repère : nouveaux lieux, nouvelles personnes, nouvelle langue, nouveaux produits alimentaires…
Cette grande page blanche qu’est l’expatriation est effrayante, car on va avoir l’impression que l’on ne peut rien contrôler.
Dans notre cerveau, aucun contrôle = danger.
Ce réflexe de pensée, on l’a hérité de nos ancêtres de Néandertal. Effectivement, pour eux, toute zone inconnue pouvait entraîner la mort, d’où l’importance de se préparer le plus possible.
Ici, la préparation au départ peut alors être une situation très désagréable à vivre du fait du potentiel « danger »que cela représente pour nous. L‘anticipation de ce qui peut se passer fait monter une tension en nous amenant au stress, voir à de l’anxiété.
Lorsque l’on se retrouve submergé par cette peur, il est difficile de réussir de se distancer seul. L’aide d’un.e psychologue est alors précieuse. En tant que psychologue nomade, je comprends très bien toutes les émotions qui vont te traverser au moment de ton départ.
Ensemble, on pourra comprendre ce qui te bloque et trouver les éléments / outils qui t’aideront à surmonter tes peurs et à pouvoir partir en expatriation en toute sérénité.
B) Le challenge du retour : une psychologue quand on revient d’expatriation
Bon nombre d’entre nous (voyageurs) ont sous-estimé la difficulté émotionnelle que provoque le retour d’expatriation. On va principalement avoir en tête le côté administratif et logistique, en oubliant l’aspect social et mental.
On pourrait penser que revenir d’expatriation n’apporte que du positif : revoir ses proches, retourner dans un endroit familier, ne pas être surpris par la nourriture… Avec cet état d’esprit, on met de côté une chose : le changement.
Lors de ton voyage, tu as évolué. Tes horizons se sont agrandis. Ta manière d’agir, et de penser, a été touchée par la culture avec laquelle tu as interagi. En réalité, tu n’es plus la même personne qui avait décidé de t’en aller dans un autre pays.
En plus de cela, tes proches ont aussi vécu des événements de leur côté, sans que tu sois impliqué.
En rentrant, tu peux avoir l’impression que rien n’a évolué pour eux, alors qu’en réalité, c’est le cas. C’est juste que le changement a été différent du tien.
S’en rendre compte, c’est perturbant. En revenant de l’étranger, sans préparation, on peut vite tomber dans ce que l’on appelle le « choc du retour« .
Cela correspond au décalage, plus ou moins intense, ressenti après une expatriation.

Cette phase peut être dure à vivre, et demander de l’aide est conseillé, si tu n’arrives pas à la dépasser. Dans ma pratique de psychologue, il n’est pas rare que je reçoive des personnes qui ont du mal à faire face à ce retour d’expatriation.
En séance, nous prenons le temps de poser les mots sur ce trop-plein d’émotions ressentis. En en parlant ensemble, et avec des exercices spécifiques, tu pourras accepter cette nouvelle phase de ton voyage et te ré-adapter a cet environnement qui devrait être familier, mais qui te semble nouveau maintenant.
Conclusion
Le voyage est une expérience qui apprend énormément. Cela ouvre de nouveaux horizons sur le monde, tout en permettant de nous (re)découvrir.
Toute cette aventure ne se fait pas sans rebondissements. Des moments difficiles, tu risques certainement d’en avoir pendant ton expatriation (et peut-être même après !).
C’est normal. Ton expatriation va te faire grandir. Elle te pousse à te questionner sur ta culture, et sur toi-même.
Tous ces changements peuvent être difficiles à vivre. C’est pour cela que, dans ma pratique de psychologue, je me spécialise dans l’accompagnement des expatriés.
Si cet article te parle et que tu penses te retrouver dans certaines parties, sache que tu peux réserver une séance découverte avec moi pour en parler.
C’est gratuit et cela dure 20 minutes. On prendra le temps d’explorer ce qui t’amènes et de voir si mon aide peut t’être utile.
Ne reste pas seul.e dans tes moments difficiles en expatriation. C’est okay de demander de l’aide pour que tu puisses pleinement profiter de ton aventure.